21/09/2006
Entre autres.
A partir de maintenant, ça se passera là-bas aussi.
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21/08/2006
Moyennes de saison.
Il va s'agir maintenant de reprendre une vie normale.
Il s'agira la prochaine fois de moins s'attacher aux enfants.
Je me demande quand même si c'est possible, de ne pas s'attacher, tout en leur apportant énormément pendant six semaines. Ne faire que pour eux. Tout a été zappé. Mais leur tête du dernier jour m'a fait dire que ça vallait la peine, et leurs sourires comme récompense, y'a pas mieux. Puis la maman du petit N, ce jeune garçon handicapé dont il a fallu que je m'occupe, les trois premières semaines, qui vient me dire qu'elle est très heureuse, que son fils a passé de superbes vacances, et que tout ça, c'est grâce à moi, c'est pas que ça donne les yeux rouges, mais un peu quand même...
J'ai aussi appris qu'on disait une polaire. Pas un. Je peux donc dire que je n'ai pas laché MA polaire du mois d'Août.
Et. A défaut de cerises, je me suis mise aux framboises.
A partir d'aujourd'hui, ce blog revit.
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16/07/2006
Note à toi-meme.
Dis donc. Un mois sans rien ici. Sans raison particulière.
Tu pourrais me demander pourquoi. Je pourrai te dire qu'un problème de connexion sur mon ordinateur limite plus ou moins mon accès à internet et mon envie d'écrire ici. Mais il n'y aurait pas que ça à dire. J'aurai surtout à dire que je ne sais plus vraiment quoi écrire ici, que parfois, je me demande ce que les gens peuvent bien en avoir à faire.
Aussi, tu pourrais me demander comment je vais. Je te répondrai que ça va plutot bien. Que ça a certainement un lien avec ce qui est écrit juste là au dessus. Peut-etre je te dirai que je suis un peu fatiguée en ce moment. Le centre aéré est commencé. Dix gamins à gérer, dont un qui est handicapé, moteur et cérébral. Chaise roulante. Paroles difficiles. Repas accompagné. Et un silence on ne peut plus génant quand la directrice nous a annoncé "On a le petit N avec nous cette année, qui veut le prendre dans son groupe". Là tout le monde se regarde, et ça m'énerve. JE le prend dans mon groupe. Et il n'y a rien de plus enrichissant. Pour moi, pour lui et pour les autres enfants. Parce que les voir évoluer chaque jour, la peur du début, et l'enthousiasme de le retrouver maintenant, ses efforts à lui pour crier après ses copains, bref, que du bonheur. Meme si certaines questions sont parfois genantes, les réponses parfois difficiles à trouver, à adapter, sans pour autant les prendre pour des cons. A part ça, tout se passe très bien. L'ambiance est bonne. La chanson de la petite mandarine plait toujours autant, et ma voix est en train de partir je ne sais où sans que je ne puisse rien faire... La semaine qui suit va etre creuvante aussi. Et c'est pas avec le week end que je viens de passer que je vais l'entamer en forme.
Je pourrais peut-etre ajouter que ma deuxième année, n'a pas été validée. Je chevauche, donc. Double dose de boulot, mais pas vraiment le choix...
Et puis voilà. J'aurais plein de trucs à dire, en fait. Trop.
Pour l'instant. Juste que, meme si je passe ici beaucoup moins souvent, meme si j'écris moins, je continue à lire les autres blogs avec toujours autant de plaisir.
A dans un mois, donc. Ahahah.
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15/06/2006
[En décalé]
Bon.
Je l'avais un peu oublié ce blog depuis quelques temps. Pas passée ici depuis que Haut et Fort a annoncé les nouvelles fonctionnalités. Ca n'a pas l'air si mal, comme ça. Puis, 5Mo au lieu de 2, je crois que je vais nettement plus apprécier.
Mais que dire. J'ai cette impression, à chaque fois, que moins j'en dis, moins régulièrement, plus j'ai du mal à en dire par la suite. Ne pas savoir par où commencer. Comme avec les copines. Souvent ça fait ça. Moins je les vois, et moins j'ai envie de leur en dire. Alors, en rester au superficiel. Ce qui n'est pas très intéressant, pas bien palpitant, mais qui sait bien combler les silences. Bon, ici c'est pas pareil. Pas de silences à combler, si je repasse ici c'est que je le veux bien, peut-être que j'en ai le besoin même. Je ne sais pas vraiment, en fait. Puis, c'est pas la question.
Donc alors. En vitesse.
Rattrapages. Plantage. Je pense pouvoir négocier le passage en licence quand même. Il me suffirait d'avoir validé mon premier semestre. C'est tout à fait faisable (oui, bon, d'accord, comme tout le reste, je sais, mais bon) sachant que ma moyenne avait été de 9.92, que la note obtenue à la matière à rattraper était de 4, il fallait donc que je fasse un peu mieux que 4 pour m'en sortir. Et j'ai tout déchiré à cette épreuve de rattrapage. Enfin, je crois. Je ne me prononce jamais de trop. Donc, si premier semestre acquis, passage en troisième année, et tentative de rattraper le second semestre de seconde année durant la troisième année. Pfff faut s'accrocher hein. Mais pas l'envie de repiquer, du moins pas ici, pas les moyens, surtout.
Je suis en vacances, donc. Trois petites semaines avant le centre, réunions qui ont déjà été faites, je vais encore faire fort dans les déguisements cette année... Trois semaines où je vais essayer de profiter un maximum, ou au contraire, où je ne vais pas en branler une, et où ça me plaira comme ça. On verra bien. [Et, jusque là, la seconde proposition semble la mieux partie. Sans commentaires, bien sûr.]
Demain, médecin. Tous les six mois, c'est la même chose. Repasser les six mois précédents dans le crâne, essayer de se remémorer les doutes, les peurs, les craintes, pour tout redire demain, tout vérifier, écarter toute possibilité un peu louche, resortir de là soulagée, pour six mois encore. [Puis finalement, ne rien dire. Parce que ça fout tellement la trouille d'éveiller le moindre petit truc suspect chez un médecin, que moi, j'ose pas dire. Par exemple. Hier soir. Malde crâne insupportable, nausées, vertiges et autres bouffées. Arrivée dans le cabinet, oui oui ça va, je pète la forme. C'est bien, comme ça.]. Ou peut-être un an. Décision sera prise demain. [Six mois. Encore deux fois six mois, après, on change, et on diminue.]. Je n'arrive pas à m'empêcher de stresser avant ces rendez-vous. Boule au ventre. Irritabilité. Trop de trucs qui reviennent. Même si de semestre en semestre, ça semble de moins en moins pesant, l'appréhension est toujours présente, elle sera toujours présente, je crois, du moins, le temps que je serai suivie pour ça.
[Les jours de ces rendez vous sont souvent placés sous le signe de je fais la gueule et cherches pas à savoir ce qu'il se passe. Texto ce matin au réveil qui me tire un sourire. Appel ce soir qui ne peut faire que réconforter.
C'est de plus en plus difficile pour moi d'aller dans cet hôpital pédiatrique. Et aujourd'hui, ça a été difficile pour ma mère qui m'accompagnait, aussi. Elle a craqué quand cette fille de 5 ans, maximum, un légume, est rentré dans la salle d'attente. Tellement de peur. Mais aussi tellement de haine quand on voit ça. Le regard fixe et droit, les jambes tremblantes, les mains pendantes, et le baiser de sa mère sur son front. J'ai pas pu regarder plus moi. Parce que moi aussi j'aurai fini par pleurer. Et, devant elle, ça n'est vraiment pas l'endroit. D'ailleurs, j'ai eu envie de disputer ma mère, puis finalement, non. Elle est plus sensible que moi, je sais, et serais capable de me reprocher que moi je ne le suis pas assez. J'ai fini par me dire en voyant tous ces enfants qui m'entouraient, que moi, dans mon malheur finalement, j'avais trouvé quelques parts de bonheur. Parce que je suis toujours restée autonome. Parce que j'ai souffert, oui, mais de façon minime, je crois. Et parce que malgré tout, aujourd'hui, ça va.]
[J'avais commencé cette note hier. Pensant la finir le soir. Entre [] ce que j'y ai ajouté aujourd'hui.]
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01/06/2006
Quand il faut...
Je l'avais dit, que quand toute la pression allait se relâcher, ça n'allait pas être de la tarte. J'en fous pas une de mes journées. J'ai l'impression qu'il faut que je rattrape toutes les larves attitudes que je n'ai pas eu depuis quelques mois. Et bien, faut dire que je rattrape bien. Le peu qu'on me demande de faire, je ne le fais pas. Je trouve encore le moyen de répondre que oh ça va hein, j'ai pas eu le temps!...
Il faut que j'appelle pour les téléphones. Arrêter le mien, le vieux, le rose, coincidence qu'est la couleur de cette coque. Que je réactive celui de mon grand-père soigneusement récupéré par mon père. Que je trouve comment mettre de la musique sur celui de mon frangin, qui en fait, est tout, sauf un téléphone.
Il faut que je lise tout un tas de bouquins entassés sur mon poste, près de mon lit. Il faut que j'écoute tous les CD qu'il y a avec aussi.
Il faut que je range ma chambre, que je range tous les classeurs, toutes les feuilles qui trainent par terre, les vieux cahiers, penser à les jeter ça serait quand même mieux, descendre les bouteilles vides (d'eau, les bouteilles...). Foutoir total. Le bureau, faudrait que j'y pense aussi, mais non non, je n'y pense pas, donc ça va.
Il faudrait que j'aide ma mère à s'en sortir avec tous les tas de linges qui traînent un peu partout dans la barraque. Elle est marrante, parce qu'elle les passe d'une pièce à l'autre, en espèrant que nous ne verrons pas que non ils n'ont pas été repassés, mais juste bougés de place. En ce moment, ils crèchent dans la chambre de frangine. Peut-être, le jour où ils arriveront dans la mienne, ça me donnera plus envie de bouger.
Il faudrait que j'aille dire bonjour à mon grand-père. A ma grand-mère aussi. Pas la forme chez elle en ce moment, j'ai pas envie de la voir avoir mal, j'ai eu ma dose, pas envie de l'entendre se plaindre, non plus, l'autre est partie sans dire un mot, ça m'exaspère de la voir elle, à n'attendre qu'une seule chose, qu'on la plaigne. Veux pas.
Il faut aussi que je trie toutes les photos, tous les films, toutes les chansons que j'ai sur l'ordinateur. Le disque dur commence à saturer, faut toujours qu'il me le rappelle, là en bas à droite, avec sa petite bulle.
J'ai un album photo à faire aussi. Deux même. Retracer pour un, 20 ans, et 50 pour un autre. Le premier ne me fait pas peur. Le deuxième, un peu plus, bizarrement. Parce que quand il y a beaucoup plus d'années, plus de moments, mais aussi, plus de trucs à éviter. Pas une vie toute lisse il a eu en plus... Donc il faut que j'aille fouiller dans les albulms d'un peu tout le monde. Profiter pour aller rendre tout ce qu'il y a ici et qui n'est pas à moi, avant qu'on me le réclame. Je n'aime pas quand on me réclame. Je préfère m'y prendre à temps. (A savoir donc que là c'est un peu mal parti)
Il faut aussi que je prépare tous les papiers pour mon employeur des mois de Juillet et Août, je vais encore être payée deux mois après les autres si je continue comme ça...
Il faudrait que je continue tout un tas de choses laissées en suspens depuis maintenant plus d'une semaine.
Il faudrait oui.
En attendant, je suis bien à ne rien faire, à ne m'occuper de personne, à me laisser vivre, tout doucement. Laisser passer le temps, tout en l'appréciant. Me reposer. Pour être plus en forme ensuite. A condition de ne pas laisser le microbe, que je sens grandir doucement mais surement, s'installer. Et de voir de bons résultats affichés demain soir derrière mon prénom. A moins que je n'aille pas les voir ces résultats. Je ne sais pas. Rien que d'y penser, ça m'angoisse. Donc, très probablement que non, je n'irai pas.
Il faudrait, pourtant.
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