15/06/2006

[En décalé]

Bon.

Je l'avais un peu oublié ce blog depuis quelques temps. Pas passée ici depuis que Haut et Fort a annoncé les nouvelles fonctionnalités. Ca n'a pas l'air si mal, comme ça. Puis, 5Mo au lieu de 2, je crois que je vais nettement plus apprécier.

Mais que dire. J'ai cette impression, à chaque fois, que moins j'en dis, moins régulièrement, plus j'ai du mal à en dire par la suite. Ne pas savoir par où commencer. Comme avec les copines. Souvent ça fait ça. Moins je les vois, et moins j'ai envie de leur en dire. Alors, en rester au superficiel. Ce qui n'est pas très intéressant, pas bien palpitant, mais qui sait bien combler les silences. Bon, ici c'est pas pareil. Pas de silences à combler, si je repasse ici c'est que je le veux bien, peut-être que j'en ai le besoin même. Je ne sais pas vraiment, en fait. Puis, c'est pas la question.

Donc alors. En vitesse.

Rattrapages. Plantage. Je pense pouvoir négocier le passage en licence quand même. Il me suffirait d'avoir validé mon premier semestre. C'est tout à fait faisable (oui, bon, d'accord, comme tout le reste, je sais, mais bon) sachant que ma moyenne avait été de 9.92, que la note obtenue à la matière à rattraper était de 4, il fallait donc que je fasse un peu mieux que 4 pour m'en sortir. Et j'ai tout déchiré à cette épreuve de rattrapage. Enfin, je crois. Je ne me prononce jamais de trop. Donc, si premier semestre acquis, passage en troisième année, et tentative de rattraper le second semestre de seconde année durant la troisième année. Pfff faut s'accrocher hein. Mais pas l'envie de repiquer, du moins pas ici, pas les moyens, surtout.

Je suis en vacances, donc. Trois petites semaines avant le centre, réunions qui ont déjà été faites, je vais encore faire fort dans les déguisements cette année... Trois semaines où je vais essayer de profiter un maximum, ou au contraire, où je ne vais pas en branler une, et où ça me plaira comme ça. On verra bien. [Et, jusque là, la seconde proposition semble la mieux partie. Sans commentaires, bien sûr.]

Demain, médecin. Tous les six mois, c'est la même chose. Repasser les six mois précédents dans le crâne, essayer de se remémorer les doutes, les peurs, les craintes, pour tout redire demain, tout vérifier, écarter toute possibilité un peu louche, resortir de là soulagée, pour six mois encore. [Puis finalement, ne rien dire. Parce que ça fout tellement la trouille d'éveiller le moindre petit truc suspect chez un médecin, que moi, j'ose pas dire. Par exemple. Hier soir. Malde crâne insupportable, nausées, vertiges et autres bouffées. Arrivée dans le cabinet, oui oui ça va, je pète la forme. C'est bien, comme ça.]. Ou peut-être un an. Décision sera prise demain. [Six mois. Encore deux fois six mois, après, on change, et on diminue.]. Je n'arrive pas à m'empêcher de stresser avant ces rendez-vous. Boule au ventre. Irritabilité. Trop de trucs qui reviennent. Même si de semestre en semestre, ça semble de moins en moins pesant, l'appréhension est toujours présente, elle sera toujours présente, je crois, du moins, le temps que je serai suivie pour ça.

[Les jours de ces rendez vous sont souvent placés sous le signe de je fais la gueule et cherches pas à savoir ce qu'il se passe. Texto ce matin au réveil qui me tire un sourire. Appel ce soir qui ne peut faire que réconforter.

C'est de plus en plus difficile pour moi d'aller dans cet hôpital pédiatrique. Et aujourd'hui, ça a été difficile pour ma mère qui m'accompagnait, aussi. Elle a craqué quand cette fille de 5 ans, maximum, un légume, est rentré dans la salle d'attente. Tellement de peur. Mais aussi tellement de haine quand on voit ça. Le regard fixe et droit, les jambes tremblantes, les mains pendantes, et le baiser de sa mère sur son front. J'ai pas pu regarder plus moi. Parce que moi aussi j'aurai fini par pleurer. Et, devant elle, ça n'est vraiment pas l'endroit. D'ailleurs, j'ai eu envie de disputer ma mère, puis finalement, non. Elle est plus sensible que moi, je sais, et serais capable de me reprocher que moi je ne le suis pas assez. J'ai fini par me dire en voyant tous ces enfants qui m'entouraient, que moi, dans mon malheur finalement, j'avais trouvé quelques parts de bonheur. Parce que je suis toujours restée autonome. Parce que j'ai souffert, oui, mais de façon minime, je crois. Et parce que malgré tout, aujourd'hui, ça va.]

[J'avais commencé cette note hier. Pensant la finir le soir. Entre [] ce que j'y ai ajouté aujourd'hui.]

Commentaires

je t'embrasse fort

Ecrit par : RougeBaiser | 16/06/2006

tout pareil

Ecrit par : sick-of-love | 16/06/2006

Envie de te donner du courage.
C'est fait.

Ecrit par : 7 AU CARRE | 18/06/2006

Bizes

Ecrit par : maxy_vince | 07/07/2006

RougeBaiser: Moi aussi. Des bisous. Plein.
Sick-of-love: Tout pareil aussi, alors.
7 au carré: Tu ne donnes que ça? :p (Hum. Déjà pas mal, en fait. T'embête!)
MaxyVince: Des bisous pour toi aussi.

Ecrit par : DarkDoesDie | 09/07/2006

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